AMAZON : 140 nouvelles implantations dans le Monde depuis 2016

AMAZON : 140 nouvelles implantations dans le Monde depuis 2016

AMAZON tisse sa toile aux Etats-Unis comme en Europe ou en Inde. Selon les données de la base industries et stratégies de TRENDEO, la moitié des nouveaux projets d’implantation d’AMAZON est localisée aux Etats-Unis et le quart en Europe. Depuis 3 ans, AMAZON déploie environ 35 nouvelles implantations par an avec une année 2017 qui compte double (70 nouveaux sites). Au total, c’est au moins 6 Milliards de dollars investis depuis 2016 pour un minimum de 115 000 emplois créés.

Amérique du Nord : Nouvelles implantations dans le commerce en ligne

La moitié des nouvelles implantations d’AMAZON en Amérique du nord

AMAZON a investi au moins 5 milliards de dollars dans de nouveaux sites sur tout le territoire. 64 unités d’entreposage sont créatrices de plus de 70 000 emplois. Mais AMAZON ne s’arrête pas là. Depuis 2018, l’entreprise d’e-commerce lance 10 nouvelles implantations dans le commerce de détail aux Etats-Unis et au Canada créant 10 000 emplois. Et pour compléter, la société a implanté un nouveau hub aéroportuaire à Hébron dans le Kentucky en 2017 (1,5 Milliard investis pour 2 700 emplois) et un centre IT à Minneapolis en 2016.

En Europe : Du stockage mais aussi des data centers

Et un quart des nouveaux projets en Europe

24 entrepôts ont été créés depuis 2016 au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Espagne et en Pologne à l’origine de plus de 18 000 emplois. AMAZON développe également ses data centers avec 8 implantations dans les Iles Britanniques, en France, en Suède et en Italie. Et un centre de R & D existe depuis 2018 à Bucarest en Roumanie avec 650 emplois créés. Les projets d e-commerce de détail apparaissent en 2017 avec 2 implantations au Royaume-Uni et en Allemagne (500 emplois).

L’Inde, pivot d’AMAZON en Asie-Pacifique

L’Inde héberge 26 des entrepôts créés par AMAZON depuis 2016. Un nombre en constante augmentation d’année en année. L’Inde abrite depuis 2016 un data center à Hyderabad employant 13 500 salariés.

Retrouvez la note de TRENDEO sur plus de 900 projets dans le Monde dans le secteur de la logistique .

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Secteur du Meuble : Plus du tiers du commerce mondial pour le marché américain

Toujours soutenues par des échanges mondiaux en progression à plus de 170 Milliards de dollars en 2017, les importations mondiales restent bien orientées notamment avec une croissance des achats américains mais également des marchés émergents d’Europe de l’Est et du Sud ou d’Asie.

Évolutions des poids des pays importateurs dans la demande mondiale

Amériques : Trois exportateurs pour un continent

La Chine détient la moitié du marché américain à l’importation, avec une part de 75 % pour la literie. Le Mexique, avec 15 % se spécialise dans le siège (28 % du marché). Et le Vietnam (9 % du marché du meuble) est le deuxième fournisseur de meublants (14 %), derrière la Chine (47 %).

Europe : Des importations au ralenti à l’Ouest, plus dynamiques au Sud et à l’Est

L’Allemagne, le Royaume-Uni et la France restent dans le top 3 des marchés européens sans être les plus attractifs. La Chine (21 %) est challengée par la Pologne (16 %), en particulier pour le siège (respectivement 21 et 18 %) et la literie (29 et 24 %).

En Espagne et au Portugal, la Chine et la Pologne progressent au détriment de l’Allemagne et de l’Italie. A l’est (Tchéquie, Pologne, Hongrie, Slovaquie) l’Allemagne et la Pologne devancent la Chine pour le siège et le meublant. En revanche, la Chine détient 35 % du marché de la literie.

Asie : Des marchés émergents en Chine et en Inde

Les rangs et parts mondiales restent modestes (1,8 % pour la Chine ; 0,6 % pour l’Inde) mais en croissance. L’Italie se substitue à l’Allemagne et devient principal fournisseur de ces pays (15 %). Son offre porte aussi bien sur le siège que le meublant.

Les importations de meubles en valeurs

Secteur du Meuble : Des projets d’investissements dans toute la filière

De la transformation du bois à la distribution en passant par la fabrication, plus de 180 nouveaux projets d’investissements sont identifiés depuis 2016 dans la base mondiale de l’Observatoire Industries et Stratégies de TRENDEO.

Des projets dans le sourcing et la vente

Les fabricants de meubles poursuivent leurs investissements avec une cinquantaine de création ou d’extension de sites. Mais la filière se réorganise en amont et en aval avec une centaine de nouveaux projets autour de la transformation du bois et une trentaine pour la distribution.

Un tiers des projets localisé en Amérique du Nord

Les implantations américaines portent tout autant sur la fabrication que la distribution de meubles. Avec par exemple Ikea qui investit sur 3 sites en créant 500 emplois mais également Poly Wood (380) ou des fabricants d’articles de literie. Dans la distribution Amazon crée 8 000 emplois aux Etats-Unis, et Wayfair 1 250. Sans oublier les transformateurs de bois (EGGER aux Etats-Unis ; ou Placas do Brasil).

En Europe, priorité aux transformateurs de bois

Pour répondre à la demande des fabricants délocalisés à l’Est et au Sud, les fournisseurs de bois implantent de nouveaux sites en Europe du Nord et en Russie. Fabryki Mebli « Forte » crée une usine de fabrication de panneaux en Pologne ; projet de 189 millions de dollars pour 1 000 emplois.  Segheza group et Talion Terra en Russie ont investi plus de 500 Millions de dollars dans de nouveaux projets créant 900 emplois. Et d’autres encore dans les Pays baltes, en Finlande ou en Roumanie. Logique quand on observe le développement des exportations de meubles en Europe de l’Est.

Le nombre d’emplois créés et les montants des investissements dans les projets identifiés par TRENDEO

En Asie, la rivalité sino-indienne et l’émergence du Vietnam

La Chine est visible avec 15 projets dans la transformation du bois et l’Inde 10. IKEA y investit plus de 400 Millions de dollars pour 200 emplois. Autre concurrent, le Vietnam bénéficie de l’implantation de Rochdale Spears avec 1 000 emplois créés.

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Secteur du Meuble : En 10 ans, trois fois plus de suppressions d’emplois que de créations

Depuis 2009, plus de 14 000 emplois ont été supprimés dans la filière meubles pour moins de 5 000 créés sur le territoire national. Selon l’Observatoire de l’emploi et de l’investissement de TRENDEO, le choc a été particulièrement violent en début de période avec 5 200 emplois perdus en deux ans. Une tendance qui se poursuit dans les années 2012 – 2014 avec près de 5 500 destructions d’emplois. Même si le mouvement s’atténue depuis, le solde reste déficitaire faute de développement des projets des entreprises ; exception faite en 2017 où deux cuisinistes, le groupe Fournier et DISCAC, créent quelques centaines d’emplois.

Des PME – ETI qui détruisent des emplois et des grandes entreprises qui n’en créent plus

Le repli est sévère pour les PME – ETI qui perdent 12 500 emplois en dix ans pour 3 700 créations. L’essentiel des destructions d’emploi se concentre sur la période 2009-2015. Mais la relative accalmie depuis ne favorise pas la création de postes portée par quelques PME – ETI. Les grandes entreprises ne sont plus au rendez-vous. Moins touchées par les destructions d’emplois, elles n’en créent pratiquement plus dans l’Hexagone.

Les destructions d’emplois du début de la décennie définitivement perdues

Les régions à la peine pour recréer des emplois

Des destructions d’emplois à l’intérieur de l’Hexagone partiellement compensées par des créations en bordure

Pas de corrélation entre suppressions de postes et créations. Les nouveaux projets se déplacent vers de nouveaux territoires aux frontières de l’Hexagone. Avec le cas extrême de la région Champagne-Ardenne qui perd plus de 1 400 postes dans les PME – ETI – Grandes Entreprises sans compensation. D’autres régions sont touchées comme les Pays de la Loire (- 1 500 postes dans les PME – GE), l’Ile de France (- 1 300 postes dans les ETI) ou l’Alsace (-1 100 dans les PME – ETI – GE). Ces pertes sont partiellement compensées par des créations dans les PME – ETI voire les grandes entreprises. PACA et la Franche Comté sont les seules régions avec un solde positif pour l’emploi de ce secteur, en raison des implantations de la plateforme logistique d’IKEA à Fos sur Mer (500 emplois créés) et de sa filiale industrielle SWEDSPAN à Lure (Haute-Saône). Comme si les avantages territoriaux pour la distribution prenaient le pas sur la production.

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Exportations de meuble : Derrière la Chine, la Pologne supplante l’Allemagne et l’Italie

Plus de 170 Milliards de dollars d’échanges mondiaux de meubles, sièges et literie en 2017 avec une progression de 15 % en 4 ans. Le secteur poursuit sa croissance mondiale tirée par des exportations chinoises. Mais la tendance du marché porte les nouveaux pays concurrents qu’ils soient d’Asie, d’Europe ou d’Amérique.

La Chine maintient son rythme; le Vietnam accélère

Avec 34 % des exportations mondiales, La Chine conforte son leadership sur tous les produits de ce secteur. En particulier pour les articles de literie où elle est à l’origine de plus de la moitié des exportations mondiales. En forte progression mais encore loin, le Vietnam talonne l’Allemagne et l’Italie pour les meubles meublants.

Le Mexique se renforce pour les exportations de sièges

Deuxième exportateur mondial derrière la Chine, le Mexique se spécialise sur ce sous secteur dynamique dans les échanges avec une croissance de 20 % comparable à celle du leader mondial. Avec en corollaire une baisse de performance des Etats-Unis et du Canada.

Les exportations des principaux fournisseurs de meubles en 2017

L’Europe se réorganise pour mieux résister à l’ Asie

Avec des ventes allemandes, italiennes ou françaises en berne, les exportations européennes sont plus dynamiques dans les pays périphériques de l’Union. A l’est, les exportations de la Pologne, la Tchéquie ou la Roumanie sont portées par le siège. En Espagne, c’est le meublant qui explique la progression des parts de marché à l’exportation.

Evolution des exportations européennes de meubles

Vin, spiritueux, bière : importateurs et fournisseurs européens dominent le marché mondial

Dans un marché mondial atone, l’Europe reste la première région de destination des fournisseurs européens. Avec des exportateurs qui se portent également vers les marchés émergents bordant l’Océan Pacifique.

Les Etats-Unis, premier marché mondial, incontournables pour les exportateurs

Près du quart des exportations mondiales sont à destination des Etats-Unis, une proportion qui augmente sur la période récente. Le marché américain tire les importations du continent. Même pénalisée par le recul du Canada, la région offre des opportunités d’avenir avec les achats significatifs du Mexique et du Brésil.

L’Europe : le fonds de commerce des exportateurs

Principale zone d’échanges de boissons alcoolisées l’Europe reste globalement stable sur la période. Elle connait une mutation de ses marchés avec un recul relatif de ses deux principaux importateurs , le Royaume-Uni et l’Allemagne, et l’émergence des nouveaux marchés d’Europe centrale et orientale. Les autres pays importateurs d’Europe du nord ou occidentale sont plutôt stables ou en léger recul.

L’Asie-Océanie : le monde chinois soutient le marché mondial

La demande est encore faible par rapport aux achats américains ou européens. Mais elle reste dynamique sous la houlette de la Chine suivie de Hong Kong et de Taiwan. Et d’autres opportunités existent au Japon, en Australie ou en Corée du sud, sans compter dans les pays émergents du Bassin Pacifique.

Aux Etats-Unis, les exportateurs européens défendent leurs parts face à une concurrence régionale

Sur ce marché de référence, les européens fournissent les deux tiers des produits importés soit 2,5 fois plus que ceux du continent américain. C’est la meilleure performance européenne dans la région. Au Canada, au Mexique et au Brésil, les européens détiennent de 52 à 60 % du marché.

Des parts européennes confortables en Asie

Que ce soit en Chine, au Japon, à Taiwan, à Singapour, en Inde ou au Vietnam, les parts européennes sont comprises entre 66 et 83 %, renforçant l’attractivité de la zone. En revanche, les fournisseurs européens sont moins présents dans les autres états insulaires de la zone Asie-Pacifique, plus demandeurs de produits régionaux.

Le dynamisme des importations de boissons alcoolisées de la zone Pacifique en 2017

En Europe, préférence pour les produits locaux

Plus de 82 % des importations régionales proviennent d’Europe avec ponctuellement 11 % d’achats de produits américains. Les boissons alcoolisées de la zone Asie – Pacifique sont visibles au Royaume-Uni en Irlande et en Finlande; les produits de la CEI dans les Pays baltes.

La préférence régionale des importateurs européens de boissons alcoolisées

Secteur du meuble : des entreprises exportatrices européennes plus au Sud, plus à l’Est

Plus de 19 000 entreprises européennes qui fabriquaient des meubles exportaient en 2016. Et il faut ajouter le commerce de gros qui réalise une bonne partie du chiffre d’affaires export. Ce nombre de fabricants a progressé de 7 % en 4 ans, avec plus de TPE et moins d’ETI. Avec une nouvelle cartographie des pays qui comptent.

Les principaux exportateurs européens creusent l’écart

Tendanciellement, les cinq premiers pays (Italie, Pologne, Allemagne, Espagne et Portugal) sont les plus dynamiques en terme de progression du nombre d’entreprises exportatrices. Mais, il faut rester prudent sur les comptages en raison des définitions différenciées en Europe d’une entreprise exportatrice. Il n’empêche, qu’en tendance, la croissance du nombre de TPE et PME en Allemagne, en Espagne et en Pologne tire les chiffres vers le haut.

Evolution du nombre d’entreprises exportatrices fabriquant des meubles

le recul du nombre de PME -ETI dégrade les performances

Que ce soit en France, en Belgique ou en Grèce, le recul sensible du nombre de PME – ETI dégrade la position concurrentielle de leurs exportateurs. En Tchéquie ou en Hongrie, la baisse du nombre de PME est partiellement compensée par le développement du nombre d’ETI.

Nombre d’entreprises exportatrices du secteur du meuble en 2016

Des exportateurs qui se développent en périphérie de l’Union

Les zones de développement sont principalement en Pologne – Pays baltes et dans la Péninsule Ibérique portées par la croissance de la taille des entreprises. L’Italie, l’Allemagne et les Pays-Bas maintiennent leurs positions. Ce sont la France, le Royaume-Uni et surtout la Belgique qui subissent cette redistribution des cartes en Europe avec le recul de leurs nombres d’entreprises intermédiaires.

 

Typologie des entreprises exportatrices de meubles en 2016

 

Vin, spiritueux, bière : Quels sont les pays exportateurs ?

Avec un marché estimé à 76 Milliards de dollars en 2017, les exportations de boissons alcoolisées restent stables en valeur et augmentent de 15 % en volume en 4 ans. Le vin représente la moitié des échanges sans progresser ni en valeur ni en quantité. Ce sont les spiritueux et la bière qui croissent en volume (environ 25 %) pour des montants constants.

L’Europe exportateur majoritaire de boissons alcoolisées

Plus de 70 % des exportations de vins, 75 % de spiritueux, et 60 % de bière, partent des pays européens vers l’ensemble des pays importateurs. Mais leurs parts de marché s’érodent en valeur pour des volumes stables (vin) ou en progression (spiritueux et bière).

Les exportations de boissons alcoolisées en 2017

Amériques : stabilité des exportations en valeur pour moins de volume

Que ce soit pour le vin (14 % des exportations mondiales), les spiritueux (17 %) ou la bière (27 %) le continent américain défend ses parts de marché à l’exportation pour des quantités tendanciellement en baisse. Le continent se rapproche des prix moyens du marché mondial.

L’Asie-Océanie de plus en plus visible sur le marché mondial

De plus en plus dynamique pour les exportations de vin (12 % des flux mondiaux en valeur; 10 % en volume), la région maintient ses parts pour les spiritueux et la bière autour de 5 % dans des volumes en décroissance (autour de 4 % de parts de marché). Un challenger efficace dans un marché atone qui comptera dans les années qui viennent.

Des exportateurs plutôt spécialisés

La France maintient sa première place pour les exportations de vin en valeur (31 %) mais devient troisième en volume derrière l’Italie et l’Espagne. Pour les spiritueux, elle suit le leader mondial, le Royaume-Uni (28 % des exportations mondiales). Dans les classements on relève le dynamisme des exportations de vin du nouveau monde (Australie, Chili, Etats-Unis et Nouvelle-Zélande), et du Mexique et de l’Irlande pour les spiritueux. Le Mexique est avant tout le principal exportateur mondial de bière (20 % en valeur et 24 % en volume) avec une montée en gamme sur ce segment porteur. il est suivit par les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique.

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Un tissu de petites entreprises exportatrices européennes

Plus de 60 % des entreprises exportatrices européennes emploient moins de 10 salariés pour environ 10 % des exportations de la région. Avec trois fois moins d’entreprises, les PME de 10 à 50 salariés comptent pour 9 % dans le total exporté. A l’autre extrémité, moins de 2% sont des grandes entreprises avec plus de 250 salariés qui réalisent plus de la moitié des exportations de l’Union Européenne.

Des micro entreprises hétérogènes

Tout type de TPE apparaît dans les comptages qui ne sont pas directement comparables d’un pays à l’autre en raison de leurs définitions nationales ou de leurs activités : Par exemple, sous représentation du nombre de TPE au Royaume – Uni pour des exportations conséquentes mais prédominance du nombre en Belgique pour un CAE important. La Hongrie, l’Espagne, la Suède, l’Autriche et la Grèce combinent un tissu de TPE et de PME dense pour un CAE significatif.

Une densification des exportations avec des PME et des ETI

D’autres pays ont une surreprésentation des PME – ETI par rapport à la moyenne européenne avec des contributions aux exportations nationales significatives. L’Italie ou le Portugal ont un maillage de PME qui, avec les ETI, comptent pour près de 45 % dans leurs exportations. Le Danemark, la Bulgarie, la Lituanie, la Lettonie et la Croatie ont des profils similaires.

Où sont les grandes entreprises ?

Celles qui contribuent le plus au commerce extérieur sont surreprésentées en nombre en Europe du nord et de l’est : l’Allemagne, l’Autriche, le Royaume-Uni, l’Irlande, la Pologne, la Roumanie ou la France. Plus de 50 % de leurs exportations nationales dépendent de ces entreprises de plus de 250 salariés.

Structure des entreprises européennes par effectif salarié en 2016
Structure des entreprises exportatrices en valeur en 2016

Selon que les exportateurs soient petits ou grands

Pour les pays qui ont une proportion élevée de TPE, on observe une liaison positive (Espagne, Autriche) ou négative (Belgique, Grèce) entre la variation de leurs nombres d’exportateurs et leurs CAE. Pour les pays plus orientés vers les grandes entreprises (Allemagne, Autriche, Royaume-Uni, Pologne, Roumanie et France), le Chiffre d’affaire export est plutôt stable ou en progression. Entre les deux, les pays avec un tissu relativement important de PME – ETI ont des trajectoires divergentes.

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Plus d’exportateurs pour plus d’exportations ?

Les états européens encouragent leurs entreprises à se développer à l’export. Mais la croissance des exportations ne va pas toujours de pair avec le nombre d’exportateurs installés ou primo exportateurs. Et c’est d’autant plus difficile à évaluer que la définition et le comptage des entreprises exportatrices diffèrent d’un pays à l’autre.

Exportations de l’Union Européenne : Plutôt en valeurs dans le Nord, en nombre ailleurs

En valeurs exportées ou en nombre d’exportateurs, les pays de l’Union Européenne affichent des profils différents. Sans surprise, l’Allemagne reste le premier de cordée avec 25 % des exportations de l’UE et 19 % des entreprises exportatrices. Ses challengers forment un groupe homogène qui privilégie une structure en valeurs (Pays-Bas, France, Belgique) imités par la Tchéquie, l’Autriche ou l’Irlande. D’ autres pays européens ont un profil inverse avec un poids relativement important de leurs effectifs par rapport aux montants exportés (Italie, Royaume-Uni, Espagne, Pologne, Suède, Hongrie). Si le Danemark, la Roumanie et la Finlande sont à proportion, les plus petits exportateurs ont une surreprésentation de leurs nombres d’entreprises comparés à leurs chiffres d’affaires export. C’est le cas de la Slovaquie, du Portugal, de la Grèce, la Slovénie, la Lituanie, la Bulgarie, la Croatie et la Lettonie.

Effet de levier : pas pour tous

Évolutions en valeurs et en nombre d’exportateurs des pays de l’Union Européenne

A l’instar de l’Allemagne, le nombre d’entreprises exportatrices a progressé dans l’Union de 5 % en 5 ans pour un chiffre d’affaires export en croissance de 7,5 % en euros (en repli de 7,5 % lorsqu’il est exprimé en US dollars). Mais valeurs et nombre ne vont pas toujours de pair : Stabilité des exportations avec moins d’exportateurs pour les pays du Benelux ; une France stable en valeur et en nombre ; progression sensible du nombre d’exportateurs au Royaume-Uni sans effet en valeurs.

L’effet de levier fonctionne pour les exportateurs « en nombre » d’Europe du sud (Italie, Portugal, Espagne) ou de l’Est (Pologne, Slovaquie, Slovénie, Bulgarie). Dans ce groupe la Hongrie se distingue avec une progression de ses exportations couplée avec un recul du nombre d’exportateurs.

Inversement, Tchéquie, Irlande et Croatie privilégient une croissance en valeurs au détriment du nombre d’exportateurs